Guide pas à pas · Exigence 3.1 de CyFun Small
Avoir un antivirus actif et à jour sur chaque appareil
Un logiciel malveillant finit toujours par se présenter : une pièce jointe piégée, un faux installateur, une clé USB trouvée. L'antivirus est la barrière qui le reconnaît et l'arrête quand les autres précautions ont laissé passer. Il ne sert que s'il est actif sur chaque appareil, et à jour : Cybermalveillance.gouv.fr le rappelle, « Des milliers de nouveaux virus sont créés chaque jour. », et un antivirus qui ne reçoit plus ses mises à jour ne les reconnaît pas.
La bonne nouvelle : vous avez sans doute déjà tout ce qu'il faut. Windows est livré avec Microsoft Defender, le Mac avec XProtect, Android avec Google Play Protect, et l'iPhone n'en a pas besoin au sens classique. Ce guide vous dit comment vérifier que ces protections sont bien actives et à jour, quoi faire si vous avez acheté un antivirus, pourquoi se méfier des antivirus gratuits, et comment appliquer les règles du livret sur les clés USB et les logiciels piratés. Une règle vaut partout : un seul antivirus par appareil, jamais deux en même temps.
Avant de commencer
- Un accès administrateur à chaque ordinateur : la plupart des réglages de l'antivirus demandent le mot de passe du compte administrateur (guide Compte standard). Si un prestataire s'occupe de vos ordinateurs, certains réglages seront grisés : chaque section dit quoi vérifier vous-même et quoi lui demander.
- Si vous avez acheté un antivirus : l'adresse e-mail et le mot de passe du compte chez l'éditeur, où se lit la date de fin de l'abonnement, notés dans votre gestionnaire de mots de passe (guide Double authentification).
- La liste de vos appareils : chaque ordinateur, chaque téléphone et tablette qui sert au travail, personnel ou non, et le NAS s'il y en a un. Le livret demande une protection sur tous.
- Une règle à retenir : un seul antivirus par appareil. Deux antivirus actifs en même temps se gênent, ralentissent l'ordinateur et ne protègent pas mieux ; Microsoft écrit que cela « n'est pas pris en charge », et le NCSC (Royaume-Uni) : « We don't recommend using more than one AV product on any device. » La protection fournie avec le système (XProtect sur Mac, Google Play Protect et la protection de l'appareil Samsung sur Android, Malware Remover sur un NAS QNAP) ne compte pas comme un second antivirus : elle reste active quoi qu'il arrive. Seul Windows met Microsoft Defender en retrait, de lui-même, quand un autre antivirus est installé.
- Le diagnostic accepte trois cas : la protection fournie avec le système (Microsoft Defender, XProtect, Google Play Protect, l'iPhone à jour), gratuite et suffisante ; un antivirus payant d'un éditeur connu, acheté sur son site ou dans un magasin officiel, avec un abonnement à renouveler ; un antivirus gratuit d'un autre éditeur, s'il est à jour, mais nous le déconseillons : il se finance souvent autrement, par la publicité, la revente de vos données de navigation ou la pression pour passer à la version payante, et certains sont de faux antivirus. Les sections Windows et Mac disent comment revenir à la protection du système.
- Les mots que vous allez rencontrer : logiciel malveillant, ou programme malveillant (tout programme conçu pour nuire : virus, rançongiciel qui chiffre vos fichiers, logiciel espion, logiciel publicitaire) ; antivirus, ou anti-malware (le programme qui les reconnaît et les bloque) ; protection en temps réel (l'antivirus examine chaque fichier au moment où il arrive ou s'ouvre, sans attendre une analyse) ; informations de sécurité, ou définitions (la liste des menaces connues, que l'éditeur met à jour plusieurs fois par jour) ; analyse (l'examen, rapide ou complet, des fichiers déjà présents) ; exécution automatique (ce que Windows fait tout seul quand on branche une clé) ; logiciel piraté (une copie modifiée pour contourner la licence : un moyen courant pour glisser un programme malveillant).
Windows : Sécurité Windows et Microsoft Defender
Pour qui : Vos ordinateurs sont sous Windows 11 ou Windows 10, édition Famille ou Pro, avec l'antivirus de Windows ou un antivirus que vous avez installé.
Windows est livré avec son antivirus, Microsoft Defender Antivirus, et avec l'application qui le pilote, « Sécurité Windows ». Microsoft : « Windows 10 et 11 inclut Sécurité Windows qui met à votre disposition la dernière protection antivirus. » Il est actif dès l'installation, il reçoit ses informations de sécurité par Windows Update plusieurs fois par jour, et le laboratoire indépendant AV-TEST lui décerne le même label « Top product » qu'aux antivirus payants, à chaque test depuis décembre 2025. Pour la plupart des entreprises, il n'y a rien à acheter : il y a à vérifier.
La partie A vérifie Microsoft Defender sur un ordinateur ; la partie B traite le cas d'un antivirus payant installé ; la partie C, celui d'un antivirus gratuit d'un autre éditeur ; la partie D, Windows 10, SmartScreen et le poste géré par un prestataire. Les chemins sont ceux de Windows 11 ; les pages de Microsoft en français sont presque toutes traduites automatiquement, et les notes signalent les libellés que nous n'avons pas pu confirmer sur un écran en français.
A. Vérifier que Microsoft Defender est actif et à jour
Ouvrez « Sécurité Windows » : cliquez sur le menu Démarrer, tapez « Sécurité Windows » et ouvrez l'application. Vous pouvez aussi cliquer sur l'icône de Sécurité Windows dans la zone de notification, à droite de la barre des tâches, ou passer par « Paramètres » › « Confidentialité et sécurité » › « Sécurité Windows ».
Microsoft : « Recherchez Sécurité Windows dans le menu Démarrer. » et « Sélectionnez l'icône dans la zone de notification de la barre des tâches. » Le libellé « Confidentialité et sécurité » n'a pas pu être confirmé sur un écran en français (page de Microsoft traduite automatiquement). Sous Windows 10 : « Paramètres » › « Mise à jour et sécurité » › « Sécurité Windows ».
Lisez la page d'accueil : chaque rubrique (« Protection contre les virus et menaces », « Protection du compte », « Pare-feu et protection réseau », « Contrôle Applications et navigateur », « Sécurité des appareils »…) porte une marque de couleur. Microsoft : « Le vert signifie que nous ne recommandons pas d'action de votre part pour le moment. » ; « Jaune indique qu'une recommandation de sécurité est disponible. » ; « Rouge vous alerte lorsqu'un événement requiert votre attention immédiate. » La rubrique « Protection contre les virus et menaces » doit être verte.
Microsoft ne décrit que les couleurs, pas la forme des icônes. Une marque jaune ou rouge sur cette rubrique signale le plus souvent que la protection en temps réel est désactivée, que les mises à jour n'arrivent plus, ou qu'un antivirus installé a expiré : les étapes suivantes le montrent.
Cliquez sur « Protection contre les virus et menaces ». En haut, sous « Menaces actuelles », vous lisez la date de la dernière analyse, sa durée et le nombre de fichiers analysés, et s'il reste une menace à traiter.
Si un autre antivirus est installé, c'est son nom qui s'affiche ici à la place de Microsoft Defender : voyez la partie B.
Descendez jusqu'à « Paramètres de protection contre les virus et menaces » et cliquez sur « Gérer les paramètres » : « Protection en temps réel » doit être activée.
Si quelqu'un a désactivé la protection en temps réel, Windows la remet en route de lui-même ; Microsoft : « la protection en temps réel ne tarde pas à se réactiver automatiquement pour protéger votre appareil. »
Sur la même page, laissez activés « Protection fournie par le cloud », « Envoi automatique d'échantillons » et « Protection contre les falsifications », qui empêche un programme malveillant de couper l'antivirus ; ne touchez pas aux « Exclusions ».
Les libellés de ces réglages viennent de pages de Microsoft traduites automatiquement (qui écrivent par exemple « Envoi automatique d'un échantillon ») : leur forme exacte à l'écran peut différer légèrement.
Revenez en arrière et descendez jusqu'à « Mises à jour de la protection contre les virus et menaces » : ouvrez les mises à jour de la protection et lisez la date de la dernière mise à jour des informations de sécurité. Elle doit être d'aujourd'hui ou d'hier. Cliquez sur « Rechercher des mises à jour » pour en forcer une.
Microsoft : « Windows télécharge automatiquement les dernières informations de sécurité dans le cadre de Windows Update » et « Les mises à jour de veille de sécurité sont fournies plusieurs fois par jour ». Microsoft écrit aussi « Rechercher les mises à jour » : c'est le même lien. Il écrit que l'écran montre la version installée et sa date de téléchargement, sans en documenter les libellés exacts. Une date vieille de plusieurs jours signale un problème de Windows Update : voyez le guide Mises à jour.
Lancez une analyse maintenant : sous « Menaces actuelles », cliquez sur « Analyse rapide ». Une fois par mois, faites plutôt « Options d'analyse » › « Analyse complète », qui, selon Microsoft, « analyse chaque fichier et programme de votre appareil » ; l'ordinateur reste utilisable pendant ce temps.
Si vous pensez que l'ordinateur est infecté, enregistrez votre travail, fermez vos logiciels et choisissez l'analyse hors ligne de Microsoft Defender dans « Options d'analyse » : Microsoft : « Exécutez cette analyse lorsque vous pensez que votre appareil a été exposé à des programmes malveillants » ; « Cette action redémarrera votre appareil. » Ses pages l'appellent « Analyse Microsoft Defender hors ligne » ou « Antivirus Microsoft Defender (analyse hors ligne) ».
Ouvrez « Historique de protection » (dans le menu de gauche, ou depuis la page d'accueil) : c'est la liste de ce que l'antivirus a fait, menaces bloquées et actions. Une ligne « Menace trouvée - action nécessaire » attend que vous cliquiez dessus pour choisir l'action, en général supprimer ou mettre en quarantaine.
Microsoft : « une liste complète des actions que l'antivirus Microsoft Defender a effectuées en votre nom ».
Facultatif, mais utile contre les rançongiciels : dans « Protection contre les virus et menaces », cliquez sur « Gérer la protection contre les ransomwares » et activez « Accès contrôlé aux dossiers ». Windows empêche alors tout programme inconnu de modifier vos dossiers Documents, Images et les autres dossiers protégés.
Un logiciel légitime, ancien ou inhabituel, peut se trouver bloqué : vous le voyez dans l'historique de protection, et vous l'autorisez par « Autoriser une application via un dispositif d'accès contrôlé aux dossiers ». Si vos logiciels métier posent problème, laissez ce réglage désactivé : il n'est pas demandé par le livret.
Refaites les étapes 1 à 8 sur chaque ordinateur, les portables de télétravail compris. Ce que vous constatez (rubrique verte, protection en temps réel, mises à jour du jour, analyse récente) est la réponse à la question du diagnostic sur l'antivirus des ordinateurs Windows.
B. Un antivirus payant est installé
Vous avez acheté un antivirus (Bitdefender, par exemple) : il remplace Microsoft Defender, qui se désactive de lui-même. Microsoft : « Si vous avez installé et activé une autre application antivirus, l'Antivirus Microsoft Defender est automatiquement désactivé. » Il n'y a rien à faire pour cela, et surtout pas à installer un second antivirus. Ce qu'il faut vérifier, c'est que cet antivirus travaille encore : abonnement en cours et mises à jour.
Ouvrez « Sécurité Windows » › « Protection contre les virus et menaces » : le nom de votre antivirus doit apparaître à la place de Microsoft Defender, avec l'indication qu'il est actif. Si Windows affiche à la fois votre antivirus et Microsoft Defender actifs, l'un des deux est de trop : voyez « Windows affiche deux antivirus actifs » dans « Si ça bloque ».
Ouvrez la fenêtre de votre antivirus (son icône dans la zone de notification, ou le menu Démarrer) : elle affiche l'état de la protection, en général en vert quand tout va bien, et la date de ses dernières mises à jour, qui doit être du jour. Lancez une mise à jour si un bouton le propose.
Chez la plupart des éditeurs, une icône grisée dans la zone de notification signifie que l'antivirus ne protège plus, le plus souvent parce que l'abonnement a expiré.
Vérifiez la date de fin de l'abonnement : dans la fenêtre de l'antivirus ou, chez la plupart des éditeurs, dans votre compte sur son site, à la rubrique des abonnements. Notez cette date dans votre agenda, avec un rappel quelques semaines avant.
À l'expiration, l'antivirus cesse de protéger, et « Sécurité Windows » le signale. Microsoft écrit que Microsoft Defender « peut être réactivé automatiquement si le produit antivirus/anti-programme malveillant non-Microsoft expire » : ne comptez pas dessus, et décidez vous-même (étape 4).
Décidez à l'échéance : renouveler, ou revenir à Microsoft Defender, gratuit et suffisant. Pour revenir à Microsoft Defender, désinstallez l'antivirus : « Paramètres » › « Applications » › « Applications installées », trouvez l'antivirus, cliquez sur « Plus » puis sur « Désinstaller », et redémarrez.
Microsoft : « Recherchez l'application que vous souhaitez supprimer, sélectionnez Plus > Désinstaller. » (il ne décrit pas l'icône du bouton « Plus », en général trois points). Si la désinstallation échoue ou laisse des restes, chaque éditeur fournit un outil de suppression sur son site, à télécharger là et nulle part ailleurs : cherchez « outil de désinstallation » ou « removal tool » avec le nom de votre antivirus.
Après le redémarrage, ouvrez « Sécurité Windows » : Microsoft Defender s'est réactivé de lui-même (« Si vous désinstallez l'autre application, l'Antivirus Microsoft Defender s'active automatiquement. »). Faites la partie A pour le vérifier.
Même règle si vous changez d'antivirus payant : désinstallez l'ancien, redémarrez, puis installez le nouveau depuis le site de son éditeur ; jamais deux antivirus actifs en même temps. Faites le même relevé (actif, à jour, abonnement en cours) sur chaque ordinateur : c'est la réponse à la question du diagnostic sur la mise à jour et la licence de votre antivirus.
C. Un antivirus gratuit d'un autre éditeur : revenir à Microsoft Defender
Un antivirus gratuit, en dehors des protections intégrées aux systèmes, se finance souvent autrement : publicité, revente de vos données de navigation ou pression pour passer à la version payante, et certains sont de faux antivirus. L'exemple le plus connu est documenté par deux autorités, à propos d'un antivirus gratuit très répandu : la FTC (États-Unis) écrit « The FTC alleged Avast sold that data to more than 100 third parties through its subsidiary, Jumpshot. » et l'autorité tchèque de protection des données, « Avast Software s.r.o. was fined 351 million CZK by the Office for Personal Data Protection », pour des données transférées « which related to roughly 100 million of its users ». Comme Microsoft Defender fait le même travail gratuitement et sans contrepartie, nous conseillons d'y revenir.
Désinstallez l'antivirus gratuit : « Paramètres » › « Applications » › « Applications installées » › l'antivirus › « Plus » › « Désinstaller », puis redémarrez. Refusez les propositions qu'il affiche en partant (version payante, offre de rester protégé).
Si la désinstallation échoue, utilisez l'outil de suppression de l'éditeur, téléchargé sur son site seulement (partie B, étape 4).
Désinstallez aussi les programmes installés avec lui (navigateur, « nettoyeur », barre d'outils, VPN) que vous n'avez pas choisis : ils figurent dans la même liste, souvent avec le même nom d'éditeur.
Ouvrez « Sécurité Windows » : Microsoft Defender s'est réactivé de lui-même. Faites la partie A en entier, et lancez une « Analyse complète ».
Lancez l'analyse complète sans attendre, et demandez de l'aide au moindre doute, si l'antivirus gratuit vous avait été proposé par une fenêtre annonçant que l'ordinateur est infecté, par un site de téléchargement ou par une publicité : c'était peut-être un faux. Cybermalveillance.gouv.fr prévient qu'une fenêtre qui « vous propose d'installer un autre antivirus que le vôtre » ou un site qui « vous propose gratuitement un antivirus normalement payant » cache « un faux antivirus ou un antivirus piégé justement avec un virus ».
D. Windows 10, SmartScreen, le poste géré par un prestataire
Sous Windows 10, ouvrez la même application par « Paramètres » › « Mise à jour et sécurité » › « Sécurité Windows » : les écrans sont les mêmes. Mais Windows 10 lui-même n'est plus corrigé depuis le 14 octobre 2025, sauf inscription aux mises à jour de sécurité étendues : Microsoft continue d'envoyer les informations de sécurité de Microsoft Defender « through October 2028 », tout en écrivant que ces ordinateurs « will be more vulnerable, even with ongoing security intelligence updates ». L'antivirus ne remplace pas les correctifs de Windows : voyez le guide Mises à jour.
Microsoft : « Certaines fonctionnalités diffèrent quelque peu si vous exécutez Windows 10 ou 11 en mode S. » ; ce mode n'accepte que les applications du Microsoft Store, donc pas d'antivirus tiers.
Laissez SmartScreen activé : dans « Sécurité Windows », rubrique « Contrôle Applications et navigateur », la protection basée sur la réputation doit être activée, avec « Vérifier les applications et les fichiers » et « Blocage d'applications potentiellement indésirables ». C'est ce qui bloque les téléchargements et les sites connus pour être dangereux avant même que l'antivirus intervienne.
Microsoft : « Microsoft Defender SmartScreen, which is a security feature that protects from phishing attacks, malware, » … Les libellés français de cet écran n'ont pas pu être confirmés sur un écran : les pages de Microsoft, traduites automatiquement, écrivent « Application & contrôle de navigateur » et « La protection basée sur la réputation » ; une page plus ancienne, « Contrôle Applications et navigateur ».
Si un prestataire gère vos ordinateurs, ou s'ils sont joints à Microsoft 365, certains réglages de « Sécurité Windows » sont grisés : Microsoft écrit que les paramètres configurés par les outils de gestion « sont prioritaires sur les paramètres du Sécurité Windows ». Faites tout de même la partie A en lecture (rubrique verte, protection en temps réel, date des mises à jour, dernière analyse) : c'est votre vérification. Demandez-lui le reste : quel antivirus est en place, qu'il est à jour sur chaque poste, et, s'il a installé un antivirus payant, que la licence couvre tous les postes et quand elle expire.
Si le prestataire propose son propre antivirus en plus de Microsoft Defender, demandez-lui lequel des deux est actif : un seul doit l'être. Et si vous avez plusieurs ordinateurs, faites la liste : poste, antivirus en place, date de la dernière vérification. C'est la liste qui vous servira à répondre au diagnostic et, plus tard, à l'évaluateur du niveau Basic.
Si ça bloque
- La rubrique « Protection contre les virus et menaces » est rouge ou jaune
- Ouvrez-la et lisez le message. Les cas courants : la protection en temps réel est désactivée (partie A, étape 4 : réactivez-la) ; les mises à jour n'arrivent plus (étape 6, puis le guide Mises à jour si Windows Update est en panne) ; un antivirus installé a expiré ou ne fonctionne plus (partie B : renouvelez-le, ou désinstallez-le pour revenir à Microsoft Defender) ; une menace attend une action dans l'historique de protection (étape 8). Sur un poste géré, c'est le prestataire qui a la main : prévenez-le.
- Windows affiche deux antivirus actifs
- Un seul doit protéger l'ordinateur. Si vous avez choisi un antivirus payant, c'est lui : Microsoft Defender se désactive normalement de lui-même ; s'il reste affiché comme actif, redémarrez, puis, si rien ne change, désinstallez et réinstallez l'antivirus payant depuis le site de son éditeur. Si vous ne tenez pas à l'antivirus payant, désinstallez-le (partie B, étape 4) et gardez Microsoft Defender. Microsoft : deux antivirus actifs, « Cela peut entraîner des conflits entre l'antivirus Microsoft Defender et l'antivirus non-Microsoft », et ce cas « n'est pas pris en charge ».
- Une fenêtre dit que mon ordinateur est infecté et me donne un numéro à appeler
- C'est une arnaque, quelle que soit la marque affichée. Microsoft : « Les messages d'erreur et d'avertissement de Microsoft n'incluent jamais de numéro de téléphone. » et « Microsoft ne vous demandera jamais de payer pour une assistance ». N'appelez pas, n'installez rien, ne laissez personne prendre la main sur l'ordinateur ; fermez le navigateur (au besoin avec le Gestionnaire des tâches, touches Ctrl + Maj + Échap), puis faites ce que Microsoft conseille : « Effectuez une analyse complète avec la Sécurité Windows pour supprimer tout programme malveillant. » Si vous avez déjà appelé ou payé, changez vos mots de passe depuis un autre appareil et prévenez votre banque.
- Microsoft Defender a trouvé une menace : que faire ?
- Dans « Historique de protection », cliquez sur la ligne : Microsoft Defender a le plus souvent déjà bloqué et mis en quarantaine le fichier ; sinon, choisissez « Supprimer » ou « Mettre en quarantaine », jamais « Autoriser ». Lancez ensuite une analyse complète, ou l'analyse hors ligne si la menace revient. Si le fichier venait d'une pièce jointe, d'une clé USB ou d'un téléchargement, les autres personnes de l'entreprise l'ont peut-être reçu aussi : prévenez-les. Si l'ordinateur se comporte bizarrement, si des fichiers deviennent illisibles ou si une rançon est demandée, débranchez-le du réseau sans l'éteindre et appelez vos contacts en cas d'incident, votre prestataire d'abord : le guide Précautions de base y reviendra.
- Dois-je acheter un antivirus en plus de Microsoft Defender ?
- Non, et jamais en plus de Microsoft Defender : un seul antivirus par appareil. Microsoft Defender est jugé suffisant par le NCSC (Royaume-Uni) : « Windows, macOS and Android include built-in AV products by default and these will meet the needs of many organisations », et il obtient « Top product » chez AV-TEST. Un antivirus payant d'un éditeur connu est un choix acceptable, pour des fonctions en plus (contrôle parental, VPN, gestion de plusieurs postes), à condition de le tenir à jour et de renouveler l'abonnement ; il remplace Microsoft Defender, il ne s'y ajoute pas.
- Sécurité Windows propose une « analyse périodique limitée » de Microsoft Defender à côté de mon antivirus
- C'est une option de Windows quand un autre antivirus est installé : Microsoft Defender fait alors de temps en temps une analyse en plus, sans protection en temps réel. Microsoft écrit ne pas la prendre en charge en entreprise ; laissez-la désactivée et comptez sur votre antivirus, à jour.
- Windows Famille ou Pro : est-ce différent ?
- Non : Microsoft Defender, « Sécurité Windows » et tous les réglages de ce guide existent dans les deux éditions, avec les mêmes écrans. CyFun ne demande aucune édition particulière.
- Les réglages sont grisés et je ne peux rien changer
- Soit vous êtes connecté avec un compte standard, et Windows vous demandera le mot de passe de l'administrateur (guide Compte standard) ; soit le poste est géré par un prestataire ou joint à Microsoft 365, et ses réglages priment (partie D). Dans les deux cas, la lecture reste possible : c'est ce qui compte pour le diagnostic.
Ça bloque toujours ?
Vérifié le 9 octobre 2026 sur la documentation de Microsoft (support Microsoft et Microsoft Learn, pages en français presque toutes traduites automatiquement), le laboratoire AV-TEST et les pages d'assistance de Bitdefender, ESET, Norton, Kaspersky et Avast ; aucun écran Windows en français n'a pu être consulté, et les libellés propres de « Sécurité Windows » viennent d'une ancienne version de la page « Rester protégé avec Sécurité Windows ».
Mac : la protection intégrée de macOS
Pour qui : Vos ordinateurs sont des Mac, sous macOS 27 ou macOS 26 ; les versions 13 à 15 ont les mêmes réglages, à quelques libellés près, signalés en note.
Le Mac n'affiche aucun antivirus, et pourtant il en a un : Apple écrit, dans son guide de sécurité, « macOS includes built-in antivirus technology called XProtect for the signature-based detection and removal of malware. » XProtect examine chaque app à sa première ouverture, à chaque modification et à chaque mise à jour de ses signatures ; quand il reconnaît un logiciel malveillant, « it blocks it and moves it to the Trash. » Apple ajoute : « This system removes malware upon receiving updated information ». Ses mises à jour arrivent toutes seules, indépendamment des mises à jour de macOS : « By default, macOS checks for these updates daily. » Gatekeeper complète XProtect en vérifiant chaque logiciel téléchargé : « all software in macOS is checked for known malicious content the first time it's opened » « regardless of how it arrived on the Mac ».
Le diagnostic compte donc cette protection intégrée comme en place, et le NCSC (Royaume-Uni) l'écrit aussi : « Apple devices contain built-in virus protection which is already turned on. » Comme elle n'a pas de fenêtre, vérifier qu'elle est active revient à vérifier trois réglages (partie A) et à garder de bonnes habitudes (partie B). Un antivirus payant reste possible (partie C) ; un antivirus gratuit d'un autre éditeur est déconseillé. Aucun Mac n'était disponible pour relire ces écrans : les chemins viennent du guide d'utilisation du Mac d'Apple, et les notes disent où Apple nomme un réglage de deux façons.
A. Vérifier les trois réglages qui tiennent la protection active
Choisissez le menu Apple (en haut à gauche) › « Réglages Système », cliquez sur « Confidentialité et sécurité » dans la barre latérale, puis descendez jusqu'à « Sécurité ». Le menu « Autoriser les applications depuis » doit être sur « App Store » ou sur « L'App Store et les développeurs connus », jamais sur autre chose.
Pour « App Store », Apple écrit : « Autorise uniquement les apps provenant du Mac App Store. » et « Il s'agit du réglage assurant la meilleure sécurité de votre système contre les logiciels malveillants. » ; pour l'autre choix : « L'App Store et les développeurs connus : Autorise les apps provenant du Mac App Store et de développeurs connus. » Une autre page d'Apple nomme ce menu « Autoriser les applications téléchargées de », avec le choix « App Store et développeurs identifiés » (le libellé de macOS 14) : c'est le même réglage.
Cliquez sur « Général » dans la barre latérale, puis sur « Mise à jour de logiciels », puis sur le bouton (i) à côté de « Mises à jour automatiques » : l'option des mises à jour de sécurité et des fichiers système doit être activée. C'est elle qui apporte les signatures de XProtect et les correctifs urgents entre deux mises à jour de macOS.
Apple écrit cette option de deux façons pour macOS 26 et 27 : « Installer les mises à jour de sécurité et les fichiers système » dans le guide du Mac, « Installer les fichiers de données système et les mises à jour de sécurité » dans son article sur les mises à jour en arrière-plan ; sous macOS 15, 14 et 13, c'est la première forme. Apple : « Par défaut, ces mises à jour sont installées ou appliquées automatiquement. » et « Lorsque vous redémarrez votre Mac, ces mises à jour suppriment également les logiciels malveillants identifiés ».
Dans la même fenêtre, activez aussi « Installer les mises à jour de macOS », puis cliquez sur « Terminé » : la protection intégrée n'est complète que sur une version de macOS encore corrigée par Apple (guide Mises à jour).
Sous macOS 26.1 ou plus récent, revenez dans « Confidentialité et sécurité », cliquez sur « Améliorations de la sécurité en arrière-plan » et vérifiez que « Installer automatiquement » est activé. Apple : ces améliorations « offrent une protection supplémentaire à votre Mac entre les mises à jour logicielles. »
Apple : les améliorations de la sécurité en arrière-plan sont « publiées à partir d'iOS 26.1, d'iPadOS 26.1 et de macOS 26.1. » : passez cette étape sur un Mac plus ancien. « Si vous choisissez de désactiver ce réglage, votre appareil ne recevra ces améliorations » « que lorsqu'elles seront incluses dans une mise à jour ultérieure. »
Pour voir que XProtect se met bien à jour, le seul moyen documenté par Apple : maintenez la touche Option enfoncée en cliquant sur le menu Apple, choisissez « Informations système », puis, dans la section « Logiciel » de la barre latérale, « Installations » ; cliquez sur la colonne « Date d'installation » pour trier par date. Des lignes « XProtectPlistConfigData » et « XProtectPayloads » doivent apparaître avec des dates récentes.
Apple : « XProtectPlistConfigData » « empêche le fonctionnement des logiciels malveillants identifiés » ; « XProtectPayloads et XProtectPayloadsConfigData » « suppriment les logiciels malveillants connus ». Apple ne publie pas de calendrier ; nous considérons que des lignes datées des dernières semaines suffisent. Aucune autre page d'Apple ne décrit d'écran d'état de XProtect.
Refaites les étapes 1 à 5 sur chaque Mac : c'est la réponse à la question du diagnostic sur les Mac, « Seulement la protection intégrée de macOS (XProtect) ».
B. Les habitudes qui font le reste
Installez les apps depuis le Mac App Store ou depuis le site de leur éditeur, jamais depuis un site de téléchargement ni une copie « craquée ». Apple : « L'App Store est la source la plus sûre pour télécharger des apps sur votre Mac. »
Quand le Mac refuse d'ouvrir une app (l'alerte d'Apple dit, pour une app nommée Example App : « Apple ne peut pas vérifier que l'app « Example App » ne contient pas de logiciel malveillant »), cliquez sur « Placer dans la corbeille » ou « OK » et cherchez l'app dans le Mac App Store. Apple : « La majorité des infections de Mac par des logiciels malveillants se font lorsque lʼon contourne les réglages de sécurité » et « Il n'est pas recommandé de contourner les réglages de sécurité si une app nʼa pas été vérifiée par Apple » « même si elle semble provenir d'un développeur connu. »
Si vous devez vraiment ouvrir une app de ce type (un logiciel métier fourni par un prestataire de confiance), Apple documente la seule méthode sous macOS 15, 26 et 27 : après l'avertissement, « Réglages Système » › « Confidentialité et sécurité », descendez jusqu'à « Sécurité » et cliquez sur « Ouvrir quand même », puis saisissez votre mot de passe. « Ce bouton s'affiche pendant environ une heure après que vous avez essayé d'ouvrir l'app. » Sous macOS 14 et 13 : clic sur l'icône de l'app avec la touche Contrôle, puis « Ouvrir ».
Si Safari affiche une fenêtre affirmant que votre Mac est infecté, un faux avertissement ou une offre d'antivirus, n'y touchez pas : Apple : « Certaines fenêtres pop-up sont des publicités tierces qui utilisent des tactiques d'hameçonnage, » « comme des avertissements ou des prix. » ; « En cas de doute, évitez d'interagir avec l'élément et fermez la fenêtre ou l'onglet Safari. » Si la fenêtre revient : « Sur votre Mac, vous pouvez quitter Safari, puis l'ouvrir à nouveau en maintenant la touche Maj enfoncée. »
Dans Safari, menu « Safari » › « Réglages » › onglet « Sécurité », laissez activée l'option qui vous avertit des sites frauduleux ; Apple : « Sous l'onglet Sécurité, activez l'option permettant de recevoir une alerte en cas d'accès à un site web frauduleux. »
Si vous pensez qu'un logiciel malveillant ou publicitaire s'est installé, suivez les quatre gestes d'Apple : « Installez la dernière version de macOS. » ; sinon « redémarrez votre Mac. » (« Un outil intégré à macOS supprime les logiciels malveillants connus lors du redémarrage. ») ; « Recherchez dans votre dossier Applications la présence éventuelle d'apps inattendues. » et supprimez-les ; « Vérifiez l'onglet Extensions dans les réglages de Safari pour voir si vous avez installé des extensions inutiles. »
C. Un antivirus payant, si vous le souhaitez
Installez-le, si vous le souhaitez, depuis le site de son éditeur ou le Mac App Store : un antivirus payant d'un éditeur connu est un choix acceptable sur Mac, pour des fonctions en plus ou parce qu'un client vous le demande, et le diagnostic le compte comme en place, abonnement en cours. Un seul, et gardez les réglages de la partie A tels quels : il travaille à côté de XProtect, qui reste actif et ne compte pas comme un second antivirus.
À l'installation, macOS vous demande d'autoriser son extension de sécurité : « Réglages Système » › « Général » › « Ouverture et extensions », rubrique « Extensions de sécurité de point de terminaison » ; Apple : « Ces extensions améliorent les fonctionnalité de sécurité en surveillant des événements système » « afin de détecter les activités potentiellement malveillantes. »
Apple : « Vous pouvez peut-être autoriser l'extension dans les réglages Ouverture et extensions » « (macOS Sequoia 15 ou version ultérieure) ou les réglages Confidentialité et sécurité (versions antérieures de macOS). » La phrase d'Apple est reproduite telle quelle, coquille comprise.
Vérifiez ensuite, comme sur Windows, que la fenêtre de l'antivirus dit qu'il est actif et à jour, et notez la date de fin de l'abonnement dans votre agenda.
Si vous ne le renouvelez pas, désinstallez-le proprement, avec l'outil de son éditeur. Un antivirus gratuit d'un autre éditeur : désinstallez-le, XProtect fait le travail (voyez le conseil du diagnostic sur les antivirus gratuits).
Si ça bloque
- Mon Mac ne montre aucun antivirus : est-ce normal ?
- Oui. XProtect et Gatekeeper n'ont ni fenêtre ni icône ; Apple ne leur consacre aucun écran, et, dans ses pages en français, XProtect n'apparaît que dans la liste des mises à jour en arrière-plan et Gatekeeper dans un article d'assistance. Ce qui prouve qu'ils travaillent : les réglages de la partie A, et les lignes « XProtect… » datées dans « Informations système » › « Installations ». Si un client ou un questionnaire vous demande « quel antivirus », répondez : la protection intégrée de macOS, XProtect, mise à jour automatiquement par Apple.
- Une app que j'ai téléchargée ne s'ouvre pas
- C'est Gatekeeper qui fait son travail : l'app n'est ni signée ni vérifiée par Apple, ou elle a été modifiée. Cherchez-la dans le Mac App Store ou sur le site de son éditeur, et installez cette version-là. Si vous devez vraiment l'ouvrir, la méthode est en partie B, étape 2 ; n'en prenez pas l'habitude.
- Mon Mac est ancien (macOS 12 ou avant)
- Les mêmes réglages existent dans « Préférences Système », sous d'autres noms ; Apple documente par exemple « Préférences Système » › « Mise à jour de logiciels » › « Avancé » pour les fichiers de données système et les mises à jour de sécurité. Mais un Mac bloqué sur ces versions ne reçoit plus de correctifs de sécurité, et sa protection intégrée vieillit avec lui : voyez le guide Mises à jour, et prévoyez son remplacement.
- Le prestataire gère mes Mac
- Apple : « Ces réglages peuvent ne pas être disponibles si votre Mac est géré par un administrateur système » « ou un service informatique. » Vous pouvez tout de même lire les réglages de la partie A ; demandez-lui de confirmer qu'ils sont imposés sur chaque Mac, que les mises à jour automatiques sont actives, et, s'il a installé un antivirus, lequel et jusqu'à quand.
- Une fenêtre demande mon mot de passe pour « réparer » ou « nettoyer » le Mac
- Un vrai réglage de macOS demande le mot de passe dans une fenêtre du système, au moment où vous lancez vous-même une action. Une page web ou une app inconnue qui le réclame pour « nettoyer », « accélérer » ou « protéger » le Mac est à fermer sans répondre. Apple : « Assurez-vous de savoir quelle app demande cette information. »
Ça bloque toujours ?
Vérifié le 9 octobre 2026 sur l'assistance Apple, le guide d'utilisation du Mac (macOS 27 et 26, avec les versions 15, 14 et 13 pour les différences) et le guide de sécurité des plateformes Apple, servi en anglais ; aucun Mac disponible, et Apple nomme différemment, d'une page à l'autre, le menu de sécurité et l'option des mises à jour de sécurité.
Téléphones et tablettes : Google Play Protect, iPhone et iPad
Pour qui : Des téléphones ou des tablettes servent au travail, pour la messagerie ou les comptes de l'entreprise, qu'ils appartiennent à l'entreprise ou à la personne.
Un téléphone qui lit vos e-mails et vos comptes a la même valeur qu'un ordinateur pour un attaquant, et le livret demande la même protection sur « ordinateurs personnels, ordinateurs portables, tablettes... ». Sur Android, elle s'appelle Google Play Protect : Google : « Google Play Protect analyse vos applications et vos appareils pour détecter tout comportement dangereux », « Il peut désactiver les applications dangereuses ou les supprimer de votre appareil. » et « Google Play Protect est activé par défaut ». Sur l'iPhone et l'iPad, il n'existe pas d'antivirus au sens classique : chaque app est enfermée dans son espace, Apple examine les apps de l'App Store, et la protection, c'est la mise à jour. Le NCSC (Royaume-Uni) résume : « you don't need antivirus on your smartphone, provided that you only install 'official' apps » « (from sites like Google Play and Apple's App Store). »
Le diagnostic compte donc comme en place un Android avec Play Protect activé, un iPhone ou un iPad à jour, ou un antivirus payant installé sur chacun. La partie A traite Android, y compris Samsung ; la partie B, l'iPhone et l'iPad ; la partie C, les téléphones personnels et l'antivirus payant. Aucun appareil n'était disponible pour relire les écrans : les chemins viennent de l'aide de Google, de Samsung et d'Apple, et les notes signalent ce qui varie selon la marque et la version.
A. Android : vérifier Google Play Protect
Ouvrez l'application Google Play Store, touchez l'icône de votre profil en haut à droite, puis « Play Protect ». L'écran indique l'état de la protection et la date de la dernière analyse.
Google : « En haut à droite, appuyez sur l'icône du profil. » puis « Appuyez sur Play Protect ». Google ne documente pas le texte exact de l'écran quand tout va bien. Play Protect « analyse les appareils une fois par jour ».
Touchez « Analyser » et attendez la fin : l'écran dit si des applications dangereuses ont été trouvées. S'il en signale une, touchez-la et désinstallez-la.
Google : « les utilisateurs peuvent lancer une analyse complète de l'appareil à tout moment » ; « Les PHA les plus dangereux sont automatiquement supprimées de l'appareil ». Le bouton « Analyser » n'est documenté par Google que pour sa Pixel Tablet : sur votre appareil, il peut porter un autre nom.
Touchez l'icône « Paramètres » (une roue dentée) de l'écran Play Protect : « Analyser les applications avec Play Protect » doit être activé.
Google : « Pour des raisons de sécurité, nous vous recommandons de toujours laisser activée cette fonctionnalité. » Les mêmes réglages existent dans « Paramètres » du téléphone › « Sécurité et confidentialité » (Google ne documente ce chemin que pour sa Pixel Tablet : « Sécurité des applis » › « Google Play Protect » › « Analyser » ; le libellé intermédiaire varie selon la marque et la version d'Android).
Au même endroit, activez « Améliorer la détection des applis dangereuses », qui envoie à Google les applications inconnues pour vérification.
Google : « En activant le paramètre "Améliorer la détection des applis dangereuses", vous autorisez Google Play Protect à envoyer » « automatiquement les applications inconnues à Google. »
N'installez les applications que depuis le Play Store (et, sur Samsung, le Galaxy Store). Vérifiez qu'aucune autre source n'a été autorisée : « Paramètres » › « Applis » › « Accès spéciaux des applis » › « Installation d'applis inconnues » ; pour chaque application listée, « Autoriser cette source » doit être désactivé, sauf pour un outil que votre entreprise ou votre prestataire a installé volontairement.
Chemin documenté par Google pour les Pixel ; sur une autre marque, cherchez « applis inconnues » ou « sources inconnues » dans la recherche des Paramètres. Google : si vous installez depuis des sources inconnues, « la protection de votre téléphone et de vos informations personnelles peut être compromise ». Play Protect garde l'œil sur ces applications : « Google Play Protect protège les applications installées à partir de sources autres que Google Play. »
Sur un Samsung, activez en plus la protection de l'appareil, fournie par Samsung dans le téléphone : « Paramètres » › « Batterie et maintenance appareil » › « Protection de l'appareil » › « Analyser téléphone ». Samsung : « Nous vous recommandons d'activer la Protection de l'appareil pour le protéger contre les logiciels malveillants. »
Cette protection fait partie du téléphone et ne compte pas comme un antivirus de plus ; Samsung déconseille lui-même d'en ajouter un : « Nous vous déconseillons d'utiliser des applications tierces de protection contre les logiciels malveillants. » Le libellé « Batterie et maintenance appareil » vient d'une page Samsung de 2024 ; une page de 2026 nomme ce menu « Maintenance de l'appareil », sans décrire le chemin vers « Protection de l'appareil ».
Sur un Samsung toujours, dans « Paramètres » › « Sécurité et confidentialité », laissez le « Bloqueur automatique » activé : il « Bloque les applications provenant de sources non autorisées ».
Samsung : « la fonction Bloqueur automatique est activée par défaut » sur les appareils sortis avec One UI 6.1.1 ou plus récent.
Gardez Android à jour, c'est la moitié de la protection : « Paramètres » › « À propos du téléphone » › « Version d'Android » affiche la date de la « Mise à jour de sécurité Android » et de la « Mise à jour du système Google Play » ; le guide Mises à jour dit quoi faire si elles sont anciennes. Faites le relevé sur chaque téléphone et tablette : c'est la réponse à la question du diagnostic, « Android, avec Google Play Protect activé ».
B. iPhone et iPad : la mise à jour et l'App Store
Vérifiez que l'appareil est à jour : « Réglages » › « Général » › « Mise à jour logicielle » ; l'écran doit dire que l'appareil est à jour, ou proposer « Télécharger et installer ».
Apple : « La mise à jour régulière de vos logiciels constitue l'une des meilleures méthodes » « pour garantir la sécurité de votre produit Apple. » Un iPhone ou un iPad qu'Apple ne met plus à jour n'est plus protégé : guide Mises à jour.
Sur le même écran, touchez « Mises à jour automatiques » et activez « Installation automatique » ; sous « Fichiers système », activez aussi « Installation automatique ».
Apple : « Sous Fichiers système, activez Installation automatique. » Sur un iPhone plus ancien, cette dernière option porte un autre nom.
N'installez les apps que depuis l'App Store. Apple : « L'App Store est conçu pour être une plateforme sûre et fiable » et « chaque app est évaluée par un membre de l'équipe App Review ». Là où d'autres magasins d'apps sont autorisés, Apple prévient d'« une plus forte exposition aux escroqueries, fraudes et abus » : pour un appareil qui sert au travail, restez sur l'App Store.
Apple : « Si vous préférez télécharger uniquement des apps qui répondent à toutes les normes d'Apple », l'appareil « n'installera pas d'autres marchés en ligne d'apps ni d'apps en dehors de l'App Store sans votre autorisation ».
Ne « jailbreakez » jamais un appareil qui sert au travail : ces modifications contournent les protections d'iOS (Apple : « Unauthorized modifications to iOS (also known as "jailbreaking") bypass security features »), et c'est alors toute la sécurité de l'appareil qui tombe.
Vérifiez qu'aucun profil inconnu n'est installé : « Réglages » › « Général » › « VPN et gestion de l'appareil ». S'il n'y a rien, c'est normal. Si un profil est là sans que vous ni votre entreprise ne l'ayez installé, Apple conseille de le supprimer : « Sélectionnez le profil, touchez « Supprimer le profil » et suivez les instructions à l'écran. »
Un profil peut aussi être légitime : celui de votre entreprise, ou de votre opérateur. Dans le doute, demandez avant de supprimer ; Apple : « Lorsque vous supprimez un profil, l'ensemble de ses réglages et informations est supprimé. »
Si Safari affiche une fenêtre annonçant que votre iPhone est infecté, un gain ou un numéro à appeler, ignorez-la : Apple est clair, si un message indique « que votre appareil présente des problèmes de sécurité ou des virus, n'en croyez rien. » ; « N'appelez pas le numéro et ne cliquez pas sur les liens pour réclamer le lot ou résoudre le problème. » ; « Ignorez le message et quittez simplement la page, ou fermez complètement la fenêtre ou l'onglet. » Faites le relevé sur chaque iPhone et iPad : c'est la réponse à la question du diagnostic, « iPhone ou iPad à jour ».
Pour de rares personnes très exposées (dirigeants visés, journalistes), Apple propose le mode Isolement (« Réglages » › « Confidentialité et sécurité » › « Mode Isolement »), qui limite certaines fonctions ; ce n'est pas un réglage pour tout le monde.
C. Les téléphones personnels et l'antivirus payant
Demandez à chaque personne de faire la partie A ou B sur son téléphone personnel s'il lit la messagerie de l'entreprise, et notez qui l'a fait : le livret du niveau Basic demande d'appliquer « the same protection standards » aux « Personal devices (BYOD) used for professional tasks ». L'ANSSI conseille aussi d'« Appliquer une séparation stricte des usages personnels et professionnels », au moins en n'installant pas n'importe quoi sur un téléphone qui sert au travail.
Si un antivirus payant d'un éditeur connu est installé depuis le Play Store ou l'App Store, vérifiez sur chaque appareil qu'il est à jour et que l'abonnement est en cours, et gardez Play Protect activé à côté : le diagnostic l'accepte, et Play Protect ne compte pas comme un second antivirus. Un antivirus gratuit d'un autre éditeur se finance souvent autrement : désinstallez-le et gardez Play Protect (voyez le conseil du diagnostic sur les antivirus gratuits).
Sur iPhone et iPad, les apps de l'App Store ne peuvent pas examiner les autres apps : l'éditeur Kaspersky l'écrit lui-même (« A proper antivirus solution cannot run in iOS. »). Une app « antivirus » pour iPhone sert tout au plus à filtrer les sites et les liens dangereux ; ce n'est pas elle qui protège l'appareil, c'est la mise à jour.
Si ça bloque
- Play Protect est désactivé et je ne peux pas le réactiver
- Sur un téléphone avec un profil professionnel géré par l'entreprise ou un prestataire, Play Protect peut être imposé ou bloqué par lui (il apparaît alors sous le nom « Google Play Protect pour le travail ») : demandez-lui de l'activer. Sur un téléphone personnel, c'est le plus souvent quelqu'un qui l'a désactivé : réactivez-le dans les « Paramètres » de Play Protect, puis lancez une analyse.
- Play Protect a trouvé une application dangereuse
- Suivez ce qu'il propose : désinstaller, ou laisser désactivée. Google : « Il peut désactiver les applications dangereuses ou les supprimer de votre appareil. » Ne choisissez pas de la conserver, même si l'application semble utile : cherchez-en une équivalente dans le Play Store. Changez ensuite les mots de passe tapés sur ce téléphone depuis un autre appareil, et prévenez l'entreprise si la messagerie y était ouverte.
- Une application est bloquée à l'installation (« Appli bloquée pour protéger votre appareil »)
- C'est Play Protect qui refuse une application installée hors du Play Store et qui réclame des autorisations sensibles (lire les SMS, contrôler l'écran). Google : il « bloque automatiquement l'installation ». Ne cherchez pas à contourner : si l'application est légitime, son éditeur la publie sur le Play Store.
- Un téléphone ancien ne reçoit plus de mises à jour
- Play Protect fonctionne encore, mais les failles du système, elles, ne sont plus corrigées : le téléphone n'est plus un appareil sûr pour la messagerie de l'entreprise. Le guide Mises à jour dit comment lire la date de la dernière mise à jour de sécurité ; passé quelques mois sans correctif, remplacez-le.
- Faut-il un antivirus sur l'iPhone ?
- Non : il n'en existe pas au sens classique, et Apple n'en propose pas. Ce qui protège un iPhone ou un iPad : un système à jour, des apps venues de l'App Store, pas de « jailbreak », pas de profil inconnu. Un antivirus payant pour iPhone est accepté par le diagnostic, mais il ne remplace aucun de ces quatre points.
Ça bloque toujours ?
Vérifié le 9 octobre 2026 sur l'aide Google Play et Android, les pages de Google Play Protect pour les développeurs, l'assistance Samsung et l'assistance Apple (iOS 26) ; aucun appareil disponible, et Google ne documente le chemin de Play Protect depuis « Paramètres » que pour sa Pixel Tablet.
Les clés USB, l'exécution automatique et les logiciels piratés
Pour qui : Tout le monde : ces trois règles du livret ne demandent presque aucun réglage, seulement des habitudes, et elles valent pour chaque personne de l'entreprise.
L'antivirus est la deuxième barrière ; la première, c'est de ne pas faire entrer le logiciel malveillant. Le livret retient trois règles : des clés USB et des disques externes qui ne passent pas entre usage personnel et professionnel ; aucun matériel inconnu branché, et l'exécution automatique désactivée sur les ordinateurs ; aucun logiciel piraté. L'ANSSI dit la même chose dans son guide d'hygiène informatique : « proscrire le branchement de clés USB inconnues », « faire inspecter leur contenu par l'antivirus du poste de travail », « désactiver les exécutions automatiques (autorun) ».
La partie A traite les clés et les disques ; la partie B, le réglage de Windows ; la partie C, les logiciels piratés et les téléchargements. C'est aussi la section vers laquelle renvoie le conseil du diagnostic sur les clés USB.
A. Les clés USB et les disques externes
Réservez des clés et des disques au travail, marqués (une étiquette, une couleur), et ne les branchez jamais sur un ordinateur personnel ; inversement, une clé de la maison ne vient pas au bureau. Le livret : « Ne partagez pas de clés USB ou de disques durs externes entre vos ordinateurs ou appareils personnels et professionnels. »
Ne branchez jamais une clé inconnue : trouvée dans la rue, reçue par la poste, offerte sur un salon. La Gendarmerie nationale, qui a vu des clés piégées déposées dans des boîtes aux lettres, conseille « de ne pas tenter de découvrir ce qu'elle contient » et « de la détruire ».
Quand une clé vient d'un client ou d'un partenaire et que vous devez l'ouvrir, faites-la d'abord analyser : sur Windows, dans l'Explorateur de fichiers, clic droit sur la clé, puis « Analyser avec Microsoft Defender » (sous Windows 11, il faut parfois d'abord cliquer sur « Afficher d'autres options ») ; avec un antivirus payant, son menu propose la même analyse. N'ouvrez les fichiers qu'après.
Microsoft : « sélectionner Analyser avec Microsoft Defender » ; « vous devrez peut-être sélectionner Afficher d'autres options ». Sur Mac, XProtect examine une app à sa première ouverture, d'où qu'elle vienne, mais Apple ne documente pas d'analyse à la demande : n'ouvrez que les documents attendus, jamais un programme ni un script venu d'une clé.
Sur une clé, n'ouvrez que des documents (textes, tableaux, images, PDF) : jamais un programme (fichier .exe ou .msi sur Windows, .dmg ou .pkg sur Mac), un script ni un raccourci, même s'il s'appelle « Lisez-moi » ou porte l'icône d'un dossier. Et si un document vous demande d'« activer le contenu » ou les macros à l'ouverture, refusez : c'est le piège classique.
Quand une clé ne sert plus, effacez-la ; et préférez, quand c'est possible, l'envoi par un service de partage de fichiers ou par e-mail, qui passe par les filtres de la messagerie.
B. Désactiver l'exécution automatique sur Windows
Depuis Windows Vista, Windows demande avant d'exécuter un programme caché sur un support (Microsoft : « The default behavior starting with Windows Vista is to prompt the user whether autorun command is to be run. »), et une mise à jour de 2009 a réservé ce mécanisme aux CD et DVD. Ce qui reste, c'est la fenêtre qui s'ouvre quand on branche une clé et propose d'ouvrir son contenu : l'exécution automatique. Le livret demande de la désactiver, pour qu'un geste machinal n'ouvre pas ce qu'il ne faut pas. Microsoft ne documente pas cet écran : les libellés ci-dessous viennent de pages tierces, et sont dits en note.
Ouvrez « Paramètres » › « Bluetooth et appareils » › « Exécution automatique ».
Sous Windows 10 : « Paramètres » › « Périphériques » › « Exécution automatique ». Si vous ne trouvez pas l'entrée, tapez « exécution automatique » dans la zone de recherche des Paramètres.
Désactivez l'interrupteur principal, en haut de la page, qui active l'exécution automatique pour tous les médias et tous les appareils. Plus rien ne s'ouvrira tout seul : vous ouvrirez les clés vous-même dans l'Explorateur de fichiers.
Libellé non vérifié : en anglais, « Use AutoPlay for all media and devices » ; une page française sur Windows 10 écrit « Utiliser l'exécution automatique pour tous les médias et tous les périphériques ». Microsoft prépare une nouvelle version de cet écran : si le vôtre ne correspond plus, cherchez l'interrupteur principal en haut de la page.
Si vous préférez garder l'exécution automatique pour les appareils photo ou les cartes mémoire, laissez l'interrupteur activé et réglez seulement « Lecteur amovible » sur « Ne rien faire », dans les menus qui suivent ; « Carte mémoire » peut rester sur « Toujours me demander ».
Libellés relevés sur des pages tierces (en anglais : « Choose AutoPlay defaults », « Removable drive », « Memory card », « Take no action »).
Refaites le réglage sur chaque ordinateur Windows. Sur Mac, il n'y a pas de réglage équivalent à vérifier dans ce guide : les règles de la partie A suffisent.
C. Les logiciels piratés et les téléchargements
Aucun logiciel piraté, « craqué » ou activé par un outil non officiel sur un appareil de l'entreprise, même pour un essai : le livret : « N'installez pas de logiciels piratés car ils peuvent contenir des logiciels malveillants. », et Cybermalveillance.gouv.fr : « N'installez pas de logiciels, programmes, applications ou équipements « piratés » ». Un « crack » demande souvent de désactiver l'antivirus pour s'installer : c'est dire ce qu'il transporte.
Téléchargez chaque logiciel sur le site de son éditeur ou dans un magasin officiel (Microsoft Store, Mac App Store, Play Store, App Store), jamais sur un site de téléchargement qui « regroupe » les logiciels ou les propose gratuitement : Cybermalveillance.gouv.fr, à propos des antivirus, conseille de ne télécharger « que depuis le site officiel de son éditeur ou depuis les magasins logiciels officiels », et prévient qu'un site qui « vous propose gratuitement un antivirus normalement payant » cache une arnaque.
Faites l'inventaire des licences : chaque logiciel payant installé a une licence au nom de l'entreprise, ou une version gratuite officielle de son éditeur. Un logiciel métier qui n'existe « qu'en version piratée » chez vous se régularise ou se remplace ; le guide Mises à jour dit aussi de désinstaller ce qui ne sert plus.
Laissez les garde-fous des systèmes faire leur travail : SmartScreen sur Windows (section Windows, partie D), Gatekeeper et l'alerte de Safari sur Mac (section Mac, partie B), Play Protect sur Android. Un logiciel qui vous demande de les désactiver « pour s'installer » est un logiciel à ne pas installer.
Si ça bloque
- J'ai branché une clé inconnue, ou ouvert un fichier douteux
- Débranchez-la. Sur Windows, lancez tout de suite une « Analyse complète » dans « Sécurité Windows » › « Protection contre les virus et menaces » › « Options d'analyse », puis regardez l'« Historique de protection » ; si une menace y figure, l'analyse hors ligne de Microsoft Defender finit le nettoyage. Sur Mac, redémarrez, puis vérifiez le dossier Applications et les extensions de Safari (section Mac, partie B). Si l'ordinateur se comporte bizarrement, si des fichiers deviennent illisibles ou si une rançon est demandée, débranchez-le du réseau sans l'éteindre et appelez vos contacts en cas d'incident, votre prestataire d'abord : le guide Précautions de base y reviendra.
- « Exécution automatique » n'apparaît pas dans les Paramètres
- Tapez « exécution automatique » dans la zone de recherche en haut des Paramètres. Sur un poste géré par un prestataire, le réglage peut être imposé : demandez-lui.
- Une clé USB est le seul moyen d'échanger avec un client
- Gardez une clé dédiée à cet échange, analysez-la à chaque retour (partie A, étape 3), n'y mettez que des documents, et effacez-la après usage. Un service de partage de fichiers avec un lien, même gratuit, reste préférable.
- Un collègue a un logiciel « gratuit » téléchargé on ne sait où
- Vérifiez d'abord s'il existe officiellement en version gratuite chez son éditeur ; sinon, désinstallez-le et lancez une analyse complète. Rappelez la règle à tous : le site de l'éditeur ou un magasin officiel, rien d'autre.
Ça bloque toujours ?
Vérifié le 9 octobre 2026 sur le livret CyFun Small, le guide d'hygiène informatique de l'ANSSI, Cybermalveillance.gouv.fr, la Gendarmerie nationale, la documentation de Microsoft et, pour l'écran « Exécution automatique » de Windows 11 et 10, des pages tierces, Microsoft ne documentant pas cet écran.
Serveur ou disque réseau (NAS)
Pour qui : Vous avez un serveur ou un disque réseau (NAS), Synology ou QNAP par exemple, ou un serveur Windows.
Un NAS garde les fichiers de tout le monde : un programme malveillant arrivé sur un poste peut y écrire, et un fichier piégé déposé sur le NAS peut contaminer les autres postes. Le livret du niveau Basic cite les serveurs parmi les appareils à protéger (« desktops, laptops, servers, smartphones, and tablets »). Les deux marques les plus courantes fournissent un antivirus ou un outil contre les programmes malveillants, gratuit, à installer et à planifier ; Synology : « Utilisez un logiciel antivirus ou de sécurité fiable et maintenez-le à jour. »
Les chemins viennent des guides des deux marques ; les aides en ligne de DSM 7.4 et de QTS 5.2 n'ont pas pu être relues, et aucun NAS n'était disponible : les libellés internes des paquets peuvent différer. Si un prestataire gère le NAS, demandez-lui deux choses : l'antivirus du NAS installé et à jour, avec une analyse planifiée ; et le NAS lui-même mis à jour (guide Mises à jour).
A. Synology (DSM)
Ouvrez DSM dans le navigateur, puis le « Centre de paquets » ; cherchez « Antivirus Essential » et cliquez sur « Installer ». Synology : « Deux paquets antivirus sont disponibles dans le Centre de paquets : » « Antivirus Essential (gratuit, basé sur le moteur de scan ClamAV) » et « Antivirus by McAfee (service payant, utilisant le moteur de scan McAfee). » Le gratuit suffit.
Synology demande au moins 1 Go de mémoire sur le NAS pour ce paquet. « Antivirus by McAfee » est payant et réservé à certains modèles : rien n'oblige à le prendre.
Ouvrez Antivirus Essential depuis le menu principal : vérifiez que les définitions de virus sont à jour (Synology : « Les définitions de virus seront automatiquement mises à jour pour garantir une sécurité maximale. »), et lancez une première analyse complète du système.
Les libellés internes du paquet (date des définitions, bouton de mise à jour, analyse complète) n'ont pas pu être relus sur l'aide en ligne de Synology.
Planifiez une analyse régulière, par exemple chaque semaine la nuit, dans les réglages d'analyse du paquet ; Synology : « Vous pouvez effectuer une analyse complète du système, analyser des dossiers spécifiques » et planifier des analyses automatiques. Notez le jour dans votre agenda et regardez de temps en temps le résultat.
Lancez le « Conseiller de sécurité » › « Vue d'ensemble » › « Analyser », qui vérifie aussi les programmes malveillants et les mises à jour manquantes.
Dans « Conseiller de sécurité » › « Paramètres avancés », cochez « Activer la planification des analyses régulières », choisissez l'heure et enregistrez.
B. QNAP (QTS, QuTS hero)
Ouvrez QTS, puis l'App Center ; cherchez « Malware Remover » et installez-le s'il ne l'est pas déjà. QNAP : « Analysez régulièrement votre NAS à l'aide des dernières définitions de programmes malveillants. » et « Malware Remover télécharge automatiquement les dernières définitions de programmes malveillants ».
Ouvrez Malware Remover, lancez une analyse, puis, dans ses réglages (icône de réglages), activez l'analyse planifiée et l'analyse immédiate après chaque mise à jour des définitions, et appliquez. QNAP : « nous vous recommandons vivement d'activer l'analyse automatique du système ».
Libellés relevés sur la documentation en anglais de QTS 4.5 (« Enable scheduled scan », « Instant scan after malware definition updates », « Apply ») ; ceux de QTS 5.2 en français n'ont pas pu être relus.
Activez aussi l'antivirus de fichiers : « Panneau de configuration » › « Applications » › « Antivirus », avec une analyse planifiée des dossiers partagés. Sous QTS 5.2, le moteur ClamAV s'installe d'abord depuis l'App Center ; QNAP : « Note that in order to use Antivirus, ClamAV must be installed in App Center. » L'alternative payante « McAfee Antivirus », avec « Une version d'essai gratuite de 30 jours », n'est pas nécessaire.
Chemin confirmé en anglais seulement (« Control Panel > Applications > Antivirus »). QNAP : « Par défaut, le NAS QNAP utilise l'antivirus open source ClamAV ».
Lancez un contrôle de Security Center (anciennement Security Counselor) et planifiez-le ; QNAP : « Vous pouvez exécuter des contrôles de sécurité manuellement ou les planifier afin d'assurer une protection maximale. »
C. Les autres serveurs
Un serveur Windows a Microsoft Defender comme un poste : Microsoft : « Par défaut, Microsoft Defender Antivirus est installé et fonctionnel sur Windows Server 2016 et versions ultérieures. » Vérifiez-le avec la section Windows, partie A, et tenez le serveur à jour.
Pour une autre marque de NAS, cherchez dans son interface un paquet antivirus ou anti-malware officiel, installez-le, planifiez une analyse et laissez les définitions se mettre à jour. Pour un serveur Linux, demandez à votre prestataire : le NCSC (Royaume-Uni) juge l'antivirus d'une utilité limitée sur ces systèmes, où les mises à jour et le cloisonnement comptent d'abord. Et ne laissez pas le NAS joignable depuis internet sans nécessité : le guide Réseau y reviendra.
Si ça bloque
- Le paquet antivirus refuse de s'installer, ou le NAS n'a pas assez de mémoire
- Chez Synology, Antivirus Essential demande au moins 1 Go de mémoire ; chez QNAP, Malware Remover et ClamAV s'installent depuis l'App Center sur les modèles qui les prennent en charge. Si votre NAS est trop petit ou trop ancien, gardez au moins le Conseiller de sécurité (Synology) ou Malware Remover (QNAP), tenez le NAS à jour, et demandez à votre prestataire ; prévoyez le remplacement d'un NAS que son fabricant ne met plus à jour.
- L'analyse trouve des fichiers infectés
- Laissez le paquet les mettre en quarantaine, notez les dossiers touchés, puis cherchez le poste d'où ils viennent : lancez une analyse complète sur chaque ordinateur qui écrit dans ces dossiers. Si des fichiers sont chiffrés ou renommés en masse, c'est un rançongiciel : débranchez le NAS du réseau, appelez vos contacts en cas d'incident, votre prestataire d'abord, et ne touchez pas aux sauvegardes avant d'avoir compris d'où vient l'attaque ; elles servent à cela (guide Sauvegardes).
- Le prestataire gère le NAS
- Demandez-lui une copie d'écran de l'antivirus du NAS (définitions à jour, analyse planifiée) et de la version de DSM ou de QTS, et qu'il vous prévienne quand une analyse trouve quelque chose.
Ça bloque toujours ?
Vérifié le 9 octobre 2026 sur le guide d'utilisation DSM 7.4 (16 juin 2026), les fiches techniques et les pages produit de Synology, les pages produit, les notes de version et la documentation de QNAP (en anglais pour QTS 4.5 et 5.2) et Microsoft Learn pour Windows Server ; les aides en ligne de DSM 7.4 et de QTS 5.2 n'ont pas pu être lues, et aucun NAS n'était disponible.
Et ensuite
Retournez à votre plan d'action et cochez « Avoir un antivirus actif et à jour sur chaque appareil » : vos réponses vous attendent dans votre navigateur.
Si une réponse du diagnostic a changé, par exemple votre réponse sur l'antivirus des ordinateurs Windows, des Mac ou des téléphones, ou celle qui déclenche le conseil sur les clés USB, modifiez-la : le résultat se recalcule.
Sources
Les pages de documentation que nous avons consultées pour écrire ce guide, avec leur date de consultation. Si l'une d'elles a changé et que le guide ne correspond plus, dites-le-nous.
- Protection contre les virus et les menaces dans l'application Sécurité Windows, Microsoft, consultée le 9 octobre 2026.
- Virus and threat protection in the Windows Security app, Microsoft, consultée le 9 octobre 2026.
- Rester protégé avec Sécurité Windows (ancienne version), Microsoft, consultée le 9 octobre 2026.
- Rester protégé avec l'application Sécurité Windows, Microsoft, consultée le 9 octobre 2026.
- Stay protected with the Windows Security app, Microsoft, consultée le 9 octobre 2026.
- Vue d'ensemble de l'application de sécurité Windows, Microsoft, consultée le 9 octobre 2026.
- Historique de la protection dans l'application de sécurité Windows, Microsoft, consultée le 9 octobre 2026.
- Contrôle de l'application et navigateur dans l'application Sécurité Windows, Microsoft, consultée le 9 octobre 2026.
- Protégez votre ordinateur contre les ransomware, Microsoft, consultée le 9 octobre 2026.
- Désinstaller ou supprimer des applications et des programmes dans Windows, Microsoft, consultée le 9 octobre 2026.
- Windows 10 support a pris fin le 14 octobre 2025, Microsoft, consultée le 9 octobre 2026.
- Protégez-vous contre les escroqueries au support technique, Microsoft, consultée le 9 octobre 2026.
- Sécurité Windows, Microsoft Learn, consultée le 9 octobre 2026.
- Microsoft Defender Antivirus dans l'application Sécurité Windows, Microsoft Learn, consultée le 9 octobre 2026.
- Compatibilité de Microsoft Defender Antivirus avec d'autres produits de sécurité, Microsoft Learn, consultée le 9 octobre 2026.
- Analyse périodique limitée dans Microsoft Defender Antivirus, Microsoft Learn, consultée le 9 octobre 2026.
- Gérer les sources des mises à jour de la protection antivirus Microsoft Defender, Microsoft Learn, consultée le 9 octobre 2026.
- Configurer l'antivirus Microsoft Defender sur Windows Server, Microsoft Learn, consultée le 9 octobre 2026.
- Autoplay Policy CSP, Microsoft Learn, consultée le 9 octobre 2026.
- Microsoft Security Advisory 967940 (AutoPlay), Microsoft Learn, consultée le 9 octobre 2026.
- Latest security intelligence updates for Microsoft Defender Antivirus, Microsoft Security Intelligence, consultée le 9 octobre 2026.
- End of Windows 10 Support: What Defender Customers Need to Know, Microsoft Tech Community (blog Microsoft Defender), consultée le 9 octobre 2026.
- Test antivirus software for Windows 11, August 2026, AV-TEST, consultée le 9 octobre 2026.
- Microsoft, résultats des tests Windows, AV-TEST, consultée le 9 octobre 2026.
- Comment désinstaller la solution de sécurité Bitdefender sous Windows, Bitdefender, consultée le 9 octobre 2026.
- Abonnements Bitdefender : Foire aux questions, Bitdefender, consultée le 9 octobre 2026.
- Manuel d'utilisation Bitdefender Internet Security (2020), Bitdefender, consultée le 9 octobre 2026.
- ESET AV Remover (KB3527), ESET, consultée le 9 octobre 2026.
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